Dans une déclaration chez nos confrères de Guinee7, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo est revenu sur un épisode marquant de l’histoire politique guinéenne : la libération d’Alpha Condé, alors détenu sous le régime du président Lansana Conté.
Réagissant à une tribune de l’ancien ministre Tibou Kamara, qui affirmait qu’il avait joué un rôle dans cette libération, Cellou Dalein a tenu à préciser : « Ce n’est même pas un rôle, c’est moi qui ai obtenu sa libération. »
Selon lui, après plusieurs missions diplomatiques réussies aux États-Unis, le président Conté, satisfait de ses services, lui accordait une grande confiance. C’est à ce moment que Dalein aurait profité d’un entretien en tête-à-tête pour plaider la cause d’Alpha Condé.
« Je lui ai dit : Président, aujourd’hui, vous êtes le doyen des chefs d’État de la sous-région. Vous avez vaincu la rébellion, accueilli des réfugiés, sauvé l’intégrité du territoire. Surprenez le monde en libérant Alpha Condé », raconte Cellou Dalein Diallo
Le chef de l’État aurait alors demandé comment procéder. « Je lui ai répondu : Appelez le ministre de la Justice et demandez-lui de préparer un décret. Deux jours plus tard, le décret de libération est sorti. C’était un vendredi. »
Cellou Dalein Diallo affirme n’avoir jamais évoqué cette intervention avec Alpha Condé, même après son accession au pouvoir. « Je ne l’ai pas fait pour lui, mais pour l’image du président Conté. Je ne connaissais pas Alpha. Dire cela aurait pu paraître comme si je cherchais à acheter son indulgence. »
Seuls Tibou Kamara et Alpha Amadou, un grand commerçant, étaient informés avant la publication du décret, précise l’opposant!. « Je peux jurer sur la tête de mes enfants que tout ce que je dis là est vrai. Mon livre sortira bientôt. Il faut que la vérité soit dite pendant que les témoins sont encore là. »
Abordant ses rapports avec l’ancien président Alpha Condé, Cellou Dalein reconnaît que ceux-ci ont toujours été tendus. « C’était l’hostilité totale. Il avait choisi de me faire la guerre. Je pense qu’il a mal pris deux choses : le succès de mon engagement politique et mon score du premier tour de la présidentielle de 2010. »
Une nouvelle révélation qui vient ajouter un chapitre inédit à l’histoire politique récente de la Guinée, en attendant la parution annoncée du livre de l’ancien Premier ministre.
AOB














