Alors que certains attendaient encore la mise en place de l’Organe technique indépendant de gestion des élections (OTIGE), comme le prévoit la Constitution, le gouvernement a tranché, cet organe ne sera pas instauré durant la période de transition en cours.
En attendant, c’est la Direction générale des élections (DGE) qui assurera la gestion de toutes les échéances électorales à venir. C’est ce qu’a déclaré le ministre et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’un échange avec des hommes de médias, dimanche dernier et rapporté ce jeudi 16 octobre 2025 par RFI.
Il a affirmé sans ambages que « dans les mesures transitoires, la DGE va organiser toutes les élections jusqu’à la fin. C’est après l’adoption et la fin du cycle transitoire que l’organe chargé d’organiser les élections de façon pérenne et définitive va être mis en place. Mais il y a une période transitoire, et cette période transitoire est en train d’être administrée. Parce qu’il y a des institutions qui n’existent pas. Par exemple, la Cour constitutionnelle devant laquelle le président élu doit prêter serment n’existe pas encore aujourd’hui. C’est une période transitoire, c’est ce qui fait que c’est la DGE qui va organiser toutes les élections, pas seulement la présidentielle », a-t-il précisé.
Cette déclaration vient mettre un terme aux nombreuses spéculations et débats autour d’une possible violation de la Constitution, qui stipule que l’organisation des élections doit revenir à un organe technique, indépendant de toute influence gouvernementale.
Malgré les critiques émanant de certains acteurs politiques et de la société civile, Ousmane Gaoual Diallo met fin à toute polémique, durant cette phase transitoire, la DGE sera l’unique structure en charge du processus électoral.
Décryptage: Amadou Diallo














