Ces derniers jours, la préfecture de Lola a été le théâtre des manifestations de colère repétées, notamment de la part des femmes de plusieurs localités rurales, dont Kebeyakoré. En signe de protestation contre ce qu’elles qualifient de « violences et menaces répétées » perpétrées par des bouviers, ces femmes se sont amassées torse nu devant le bloc administratif de la préfecture pour faire entendre leur détresse.
Face à cette situation tendue, une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Élevage, Félix Lamah, s’est rendue sur place afin de calmer les tensions et engager un dialogue avec les différentes parties
Concernant la présence des éleveurs transhumants étrangers, Félix Lamah a annoncé une décision sans appel: « Nous avons échangé avec ces femmes et leur avons expliqué que leur cri du cœur est entendu. Nous prenons toutes les dispositions nécessaires au niveau régional pour que les transhumants étrangers encore présents sur le territoire, soient évacués, avec l’appui des forces de défense et de sécurité, qui ont déjà reçu les instructions pour mener à bien cette opération de déguerpissement », a-t-il déclaré.
Parallèlement, le ministre a rappelé l’importance de la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs guinéens. Il a indiqué que des actions de sensibilisation ont été menées auprès de ces derniers pour prévenir les conflits: « Nous avons sensibilisé les éleveurs guinéens sur la nécessité de garder leur bétail dans les enclos afin d’éviter la divagation, surtout en cette période culturale », a-t-il précisé.
Pour mettre un terme durable aux conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, le ministre Felix Lamah a mis en avant un projet d’aménagement de zones de pâturage, déjà en cours de réalisation: « Le gouvernement, a signé un contrat pour l’aménagement de milliers d’hectares de zones de pâturage. Ces espaces permettront au bétail de s’abreuver en toute sécurité, d’accéder à des cultures fourragères et de bénéficier d’un suivi sanitaire régulier », a expliqué Félix Lamah.
Il ajoute que la société retenue pour exécuter ces travaux est déjà sur le terrain à Lola : « Grâce à la vision du chef de l’État, cette solution devient réalité. L’entreprise est à pied d’œuvre. Certaines zones ont déjà été identifiées avec la participation active des communautés locales. Des espaces communautaires ont été mis à disposition par des volontaires pour permettre la mise en œuvre effective de ces zones de pâturage », a-t-il souligné.
Décryptage: Amadou Diallo














