Après la fixation de la caution pour la présidentielle de décembre prochain à 900 millions de francs guinéens par la Direction Générale des Élections (DGE), le président du parti Alternance Démocratique pour le Changement –Bloc de l’Opposition Constructive (ADC-BOC), Docteur Ibrahima Sory Diallo, a réagi à cette décision.
Contacté ce mercredi par notre rédaction, le leader politique estime que le véritable enjeu ne réside pas dans le montant de la caution, mais plutôt dans « l’incohérence persistante » entre la Constitution et le Code électoral concernant les attributions de la DGE. Il appelle à un cadre de concertation inclusif et plaide pour un report du scrutin afin de lever ces ambiguïtés avant toute élection.
« Le problème de la caution ne se pose pas fondamentalement. Un pays doit pouvoir encadrer les candidatures, et le montant peut faire l’objet de discussions. Mais le véritable souci, c’est l’incohérence entre le Code électoral actuel et la Constitution sur les attributions de la DGE, » a déclaré Dr Ibrahima Sory Diallo.
Selon lui, la Constitution guinéenne prévoit la mise en place d’un organe technique indépendant de gestion des élections (OTIGE), chargé d’organiser les scrutins. Pourtant, le Code électoral actuellement en vigueur continue de confier cette responsabilité à la DGE, une structure relevant du ministère de l’Administration du territoire.
« Tant que cette dualité ne sera pas clarifiée, il sera difficile de garantir des élections véritablement crédibles et consensuelles, » a averti le président de l’ADC-BOC.
Pour sortir de cette impasse institutionnelle, Dr Diallo propose la tenue d’un cadre de concertation nationale réunissant l’ensemble des acteurs du processus électoral : partis politiques, institutions républicaines, société civile et partenaires techniques et financiers.
« Nous devons nous asseoir autour d’une même table pour harmoniser nos textes et éviter que la prochaine présidentielle ne soit organisée sur des bases contestées. C’est une exigence de transparence et de stabilité démocratique, » a insisté l’ancien député
Décryptage : AOB














