Deux amis se sont violemment disputés lors d’une sortie récréative, avant que l’un ne tire à bout portant sur l’autre. Le tireur, actuellement en cavale, est activement recherché par les autorités locales.
Selon le Dr Abdoulaye Bachirou Condé, médecin à l’hôpital préfectoral de Siguiri qui a reçu la victime quelques heures après les faits, il s’agit de deux jeunes charlatans connus dans la localité.
La victime, Bourlaye Diallo, aurait confié au médecin qu’il s’était rendu, en compagnie de son ami, dans un lieu de distraction pour consommer quelques boissons: « Ils étaient sortis pour se détendre et boire un peu. Sur place, ils discutaient quand une dame est passée. Elle aurait déclaré que personne, aucun charlatan, ne pouvait rien contre elle, ni par les fétiches ni par les médicaments traditionnels », a expliqué le médecin, relatant le récit de la victime.
Ces propos ont aussitôt attiré l’attention du groupe d’hommes présents, tous intrigués par l’assurance de la femme.
Face à la tension, la dame, sentant qu’elle avait offensé les féticheurs, se serait agenouillée pour demander pardon. Bourlaye Diallo, témoin de la scène, lui aurait demandé de se relever et de partir calmement, tout en lui conseillant de faire davantage preuve de respect à l’avenir.
Mais ce geste aurait été mal interprété par son ami, visiblement sous l’effet de l’alcool. Celui-ci aurait considéré les propos de Bourlaye comme une insulte et une humiliation. Une discussion animée s’en est suivie entre les deux hommes, avant qu’ils ne se séparent provisoirement.
Quelques heures plus tard, vers 21 heures, l’ami de Bourlaye serait revenu chez ce dernier, cette fois armé. Sans beaucoup de mots, il lui aurait lancé: « Je ne t’avais pas dit que j’allais te tuer ? » Avant d’ouvrir le feu à bout portant.
Les projectiles, des plombs de chasse, ont atteint Bourlaye Diallo au coude droit et au flanc, provoquant plusieurs fractures et blessures. Le Dr Abdoulaye Bachirou Condé précise que les blessures étaient sérieuses: « Le patient présentait plusieurs fractures au coude droit à cause de la proximité du tir. Des plombs étaient également logés dans le flanc, comme l’a confirmé la radiographie. Nous avons procédé aux premiers soins et à une stabilisation avant d’envisager son évacuation. »
Après les soins d’urgence, le blessé a été évacué vers Bamako, au Mali, pour une prise en charge spécialisée, conformément au choix de sa famille.
Un geste d’orgueil, un excès d’alcool, un abus de croyance, c’est ainsi qu’une simple soirée de détente s’est terminée à l’hôpital.
Amadou Diallo














