À un peu plus de deux mois du scrutin présidentiel prévu le 28 décembre 2025, la Cour suprême, à travers une ordonnance signée ce vendredi 24 octobre, son premier président, Fodé Bamboura, a annoncé la création d’un Collège multidisciplinaire de médecins assermentés chargé d’évaluer l’aptitude physique et mentale des candidats à la magistrature suprême.
Selon le texte officiel lu à la télévision nationale, cette décision s’appuie sur la Constitution, la loi organique sur la Cour suprême, le Code électoral récemment adopté, ainsi que sur le décret présidentiel du 27 septembre 2025 fixant la date du scrutin. Elle vise à « garantir la transparence et la crédibilité du processus d’évaluation médicale des candidats ».
Le Collège, placé sous l’autorité directe de la Cour suprême, sera composé de médecins spécialistes assermentés sélectionnés pour leurs compétences et leur intégrité morale. Il regroupera notamment, un médecin interniste, un psychiatre, un cardiologue, un neurologue, un chirurgien, ainsi que d’autres spécialistes selon les besoins.
Leur mission principale consistera à examiner chaque candidat à l’élection présidentielle, à établir un rapport médical détaillé et à délivrer à la Cour suprême un certificat d’aptitude ou d’inaptitude.
Conformément à l’article 46 de la Constitution, le Collège entrera en fonction à la clôture du dépôt des candidatures. Son financement, incluant les frais de fonctionnement et les indemnités des médecins, sera entièrement pris en charge par le budget de la Cour suprême.
Amadou Diallo














