L’examen et la délibération se poursuivent à l’hémicycle du Palais du Peuple, où le Conseil National de la Transition (CNT), sous la présidence du Dr Dansa Kourouma, se penche sur plusieurs accords de financement majeurs, dont celui relatif au Projet Guinée Kounki sur la Pêche et l’Aquaculture.
Ce projet destiné à stimuler la croissance bleue et à renforcer la sécurité alimentaire, porte sur un montant total de 128 millions de dollars américains (USD), mis à disposition par trois partenaires financiers. La Banque mondiale, l’Agence Française de Développement (AFD) et le Programme Mondial pour l’Économie Bleue (Fonds Fiduciaire Multidonateurs) suivant des modalités précises.
Répartition du financement:
1. Banque mondiale : 100 millions USD, ventilés comme suit :
Crédit concessionnel (A/PBA) : 15,5 millions USD
Commission d’engagement : 0,5 % par an sur le solde non retiré
Période de grâce : 10 ans
Durée de remboursement : 40 ans
Crédit non concessionnel (B/SUW) : 26 millions USD
Frais d’entrée : 0,25 % du montant du crédit
Commission d’engagement : 0,25 %
Taux d’intérêt : taux de référence plus marge variable
Période de grâce : 5 ans
Durée de remboursement : 20 ans
Crédit concessionnel (C/SML) : 58,5 millions USD
Commission d’engagement : 0,5 %
Période de grâce : 6 ans
Durée de remboursement : 5 ans
Dates de paiement : 15 février et 15 août
Date limite d’entrée en vigueur : 15 décembre 2025
Date de clôture : 14 août 2031
2. AFD : 20 millions d’euros (soit environ 23 millions USD)
Taux d’intérêt : 0,25 %
Commission d’engagement : 0,5 %
Commission d’instruction : 0,5 %
Durée du prêt : 20 ans
Période moratoire : 7 ans à compter du 9 décembre 2032
3. Programme Mondial pour l’Économie Bleue : 5 millions USD (subvention).
Le Projet Guinée Kounki s’articule autour de quatre composantes principales :
1. Gestion durable, résiliente au climat et communautaire des pêches (31 millions USD), vise à promouvoir la durabilité et la gouvernance participative des ressources halieutiques.
2. Renforcement des chaînes de valeur pêche et aquaculture (76 millions USD), porte sur l’amélioration des infrastructures de débarquement, l’optimisation de la pêche artisanale et la modernisation de la filière aquacole.
3. Renforcement de la résilience et des capacités d’adaptation des communautés ciblées (15 millions USD), met l’accent sur la création d’opportunités économiques locales, avec un fonds de garantie pour faciliter l’accès au crédit et soutenir la diversification des activités.
4. Gestion du projet (6 millions USD), assure la coordination, le suivi-évaluation et la bonne gouvernance de l’ensemble du programme.
Les conseillers nationaux poursuivent actuellement les travaux d’examen et de délibération avant la ratification des différents accords de financement.
Amadou Diallo














