À quelques semaines du lancement de la campagne électorale pour la présidentielle du 28 décembre, plusieurs parents d’élèves redoutent une nouvelle perturbation du calendrier scolaire. Ce mercredi 5 novembre 2025, dans plusieurs établissements, les cours n’ont pas été assurés, suscitant colère et incompréhension chez les familles.
Fatoumata Camara, mère de trois enfants inscrits dans une école privée de la capitale, déplore la situation. « C’est incompréhensible qu’on dise à nos enfants de ne pas aller à l’école un jour ouvrable. Pourtant, nous payons très cher l’école », s’indigne-t-elle.
Même son de cloche chez Youssouf Soumah, parent d’élève rencontré devant un collège de la place. Il s’inquiète des conséquences que ces interruptions pourraient avoir sur le parcours scolaire de ses enfants. « Si les cours commencent déjà à être perturbés à cause d’une simple cérémonie de lancement d’un projet éducatif, c’est inquiétant. Je me demande comment mes enfants vont faire le brevet. Ils doivent suivre les cours pour achever le programme », souligne-t-il.
Pour Gnama Mara, quadragénaire visiblement exaspéré, la situation traduit un manque de considération pour les parents. « Pourquoi payer autant si nos enfants ne peuvent pas étudier correctement ? », s’insurge-t-il.
Alors que le pays entre dans une période politiquement sensible, les parents craignent que le système éducatif soit à nouveau pris en otage par les mouvements sociaux ou politiques. Ils appellent les autorités à garantir la continuité des cours afin de préserver l’avenir des élèves.
Aboubacar Sidiki Camara














