Dans une vidéo de 2 minutes 39 secondes publiée sur la page officielle du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), le secrétaire général dudit département, Mohamed Sikhé Camara, est revenu sur les discussions tenues lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR 2025): « Je représentais le ministre devant la commission des lois pour défendre la loi de finances rectificatives 2025 concernant le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Comme vous le savez, le ministère a une compétence très importante actuellement, c’est celle d’organiser les élections présidentielles qui pointent à l’horizon à partir du 28 décembre. Après avoir organisé le référendum national », a-t-il expliqué.
Revenant sur le contenu des échanges, Mohamed Sikhé Camara a précisé: « Nous avons discuté effectivement sur l’augmentation de notre budget en ce qui concerne la loi de finances rectificatives avec une augmentation de 3 000 milliards. Cela s’explique forcément par cette compétence que nous avons aujourd’hui, celle d’organiser les élections, mais également de sécuriser le processus et de renforcer le processus de décentralisation et de gouvernance locale, de manière générale, mais également de doter les administrations déconcentrées de services socio-économiques de base et de moyens de déplacement en ce qui concerne la gestion du territoire, mais également d’améliorer les équipements collectifs dans les différentes régions, préfectures et sous-préfectures du pays dont nous avons la gestion. »
Enfin, il a rappelé la priorité absolue du département: « c’est le 28 décembre. L’élection présidentielle qui rentre dans le cadre du processus de retour à l’ordre constitutionnel. Et en plus, en 2026, nous acheminons vers les autres élections également, législatives, communales, régionales et sénatoriales. Mais également de sécuriser l’ensemble du processus que nous avons en main. Donc si nous parlons de priorité, c’est bien cela, l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. »
Selon le MATD, cette hausse budgétaire de 3 000 milliards de francs guinéens vise donc principalement à garantir la bonne organisation et la sécurisation du processus électoral, tout en renforçant la décentralisation et la gouvernance locale à travers le pays.
Décryptage: Amadou Diallo














