L’ambassade de la République de Guinée au Mali s’active pour organiser le retour au pays de 121 ressortissants guinéens, identifiés comme victimes d’un vaste réseau d’arnaque opérant sous le nom de Qnet. Ces personnes figuraient parmi les centaines d’individus interpellés cette semaine par les forces de sécurité maliennes dans la capitale.
Selon une source proche du dossier, plus de 400 personnes ont été arrêtées mercredi 12 novembre 2025 dans des bâtiments inachevés situés à Gnamakorokourani et Gnamana, dans les communes V et VI de la banlieue de Bamako. Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d’une vaste opération menée par la brigade de répression, visant à démanteler ce réseau présumé d’escroquerie.
« Nous avons passé toute la nuit à la brigade de répression où se trouvent nos compatriotes arrêtés dans l’affaire Qnet. Il n’y a pas que des Guinéens, d’autres nationalités sont également concernées », a confié notre source.
« La police mène actuellement des enquêtes pour distinguer les victimes des arnaqueurs. À ce jour, 121 Guinéens victimes ont été libérés, mais nous ne disposons pas encore du nombre exact de Guinéens impliqués dans cette affaire », a-t-elle ajouté.
D’après les témoignages recueillis, les victimes auraient été appâtées par de fausses promesses de voyages à l’étranger et d’emplois bien rémunérés. Une fois sur place, elles auraient découvert la supercherie, se retrouvant sans ressources ni possibilité de rentrer dans leur pays d’origine.
Face à cette situation, l’ambassade de Guinée au Mali a entamé des démarches pour assurer l’assistance consulaire, la protection et le rapatriement des ressortissants concernés. Les autorités guinéennes suivent de près l’évolution de l’enquête et collaborent avec les services maliens pour identifier les véritables responsables de ce réseau d’escroquerie.
Cette affaire remet une nouvelle fois en lumière les dérives des réseaux de recrutement frauduleux qui exploitent la détresse économique de nombreux jeunes ouest-africains à la recherche d’un avenir meilleur.
Aboubacar Sidiki Camara














