Amadou Thierno Diallo, président de l’Union des Guinéennes pour le Développement (UGD et du mouvement Synthèse) et ancien ministre de la Coopération internationale, a vivement réagi ce vendredi à la décision de la Cour suprême ayant invalidé sa candidature. Devant la presse, il a dénoncé un arrêt « inique », « incompréhensible » et « dangereux » pour l’avenir de la démocratie guinéenne.
Le 12 novembre, la plus haute juridiction du pays a en effet tranché que sa candidature n’était pas recevable, évoquant notamment une interprétation relative aux noms et prénoms dans les procédures administratives. Pour Amadou Thierno Diallo, cet argument est irrecevable.
Il affirme que son nom n’apparaît sur aucune des trois listes officielles publiées le 9 novembre : ni parmi les candidatures validées, ni parmi celles déclarées irrecevables, ni parmi les retraits: « Selon les documents officiels, je n’existe nulle part. Je suis un fantôme. Et c’est sur cette base que l’on m’écarte du scrutin », déplore-t-il.
Son recours, déposé pour clarifier cette omission qu’il juge « flagrante », a été rejeté, accentuant selon lui le malaise entourant la transparence du processus électoral: « Rien ne justifie l’invalidation »
L’ancien ministre assure que les motifs habituellement invoqués pour déclarer une candidature irrecevable ne lui sont pas applicables: « Ma candidature n’a pas été rejetée pour incompétence, ni pour incapacité physique ou mentale, ni pour non-respect des critères constitutionnels », insiste-t-il. « Cette décision porte atteinte au droit fondamental de tout Guinéen de participer librement à la vie politique », prévient-il, y voyant un précédent dangereux susceptible d’ouvrir la voie à l’arbitraire administratif et judiciaire.
Amadou Thierno Diallo a également sollicité l’attention des organisations internationales, des défenseurs des droits humains et des partenaires de la Guinée. Selon lui, la situation n’est pas un simple incident électoral mais un enjeu majeur de gouvernance. « La démocratie ne peut se consolider dans l’opacité, l’arbitraire et l’improvisation juridique », a-t-il alerté.
Il exhorte la communauté internationale à s’intéresser de près à ce qu’il considère comme un signal préoccupant pour l’État de Droit dans le pays: « Si un tel arrêt fait jurisprudence, alors aucun citoyen ne sera à l’abri », a-t-il mis en garde: « Je reste debout »
Malgré son exclusion du scrutin, le leader de l’UGD-Synthèse affirme qu’il ne renonce pas à son engagement politique: « Je reste digne, je reste respectueux, mais je reste debout », a-t-il déclaré, assurant que cette étape renforce plutôt sa détermination. Son combat, dit-il, dépasse le cadre d’une candidature; « Ma mission, c’est l’unité nationale, la cohésion, le progrès et la stabilité du peuple guinéen ».
Amadou Thierno Diallo a conclu en remerciant ses soutiens et en invitant les citoyens à demeurer vigilants et mobilisés: « Restons unis. La démocratie n’est pas un cadeau, elle est un combat », a-t-il lancé, promettant de poursuivre son action au sein de l’UGD et du Mouvement Synthèse pour « une Guinée juste, transparente et responsable ».
Amadou Diallo














