L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a exprimé ce mardi, à travers une communication, sa « profonde indignation » après avoir appris, dit elle à travers les réseaux sociaux et plusieurs témoignages concordants, l’enlèvement des enfants de l’artiste et homme politique Élie Kamano, figure connue de la mouvance pro-démocratie.
Dans un communiqué dont nous disposons copie, l’OGDH se dit vivement préoccupée par la multiplication d’actes d’intimidation, d’enlèvements et d’atteintes à la sécurité visant des voix dissidentes ou leurs proches, dans un contexte marqué par une dégradation inquiétante des libertés publiques.
L’organisation rappelle que la Guinée est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) ainsi qu’à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), deux textes garantissant notamment le droit à la vie, la liberté et la sécurité de la personne, ainsi que la protection contre toute arrestation ou détention arbitraire. Ces principes sont également consacrés dans la nouvelle Constitution, notamment en ses articles 8, 9 et 10.
Dans le communiqué, l’OGDH appelle les autorités judiciaires à ouvrir « sans délai » une enquête rigoureuse et impartiale afin de faire toute la lumière sur l’enlèvement des enfants d’Élie Kamano et sur d’autres cas similaires. L’organisation exige par ailleurs une communication régulière et transparente des autorités compétentes sur l’évolution des enquêtes en cours.
AOB














