La situation des enseignants contractuels s’invite au cœur des discussions engagées entre le gouvernement et le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Dans une interview accordée ce mercredi à notre rédaction, la représentante du syndicat, Kadiatou Bah, a lancé un appel appuyé aux autorités de la transition pour une régularisation urgente de ces éducateurs.
Selon elle, il est inconcevable que des enseignants qui assurent des cours depuis parfois dix ans soient aujourd’hui relégués au rang « d’ex-contractuels », comme les désigne actuellement le gouvernement.
« Pour nous, ce sont bel et bien des enseignants, car ils travaillent dans les salles de classe depuis six, sept, voire dix ans », insiste la syndicaliste.
Kadiatou Bah demande ainsi que ces contractuels soient prioritaires dans tout futur recrutement au sein de la fonction publique.
Ella rappelle par ailleurs que le ministère de l’Éducation pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) a un besoin de plus de 18 000 enseignants. Elle estime qu’une intégration progressive qu’elle porte sur 7 000, 10 000 ou 15 000 personnes à partir de 2026 devrait donner la priorité à ces éducateurs déjà en poste. « Ils sont déjà habitués à la craie, ils aiment leur métier, et ils maîtrisent le travail pédagogique et didactique », plaide cette responsable du slecg .
La syndicaliste précise enfin que ces contractuels ne seraient qu’entre 5 000 et 6 000, un chiffre largement inférieur aux besoins actuels du système éducatif, ce qui, selon Kadiatou Bah , renforce davantage la légitimité de leur intégration.
AOB














