Lors de cette première journée dédiée à l’évaluation finale des Contrats Annuels de Performance (CAP), le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a présenté son rapport devant la Commission de suivi. À l’issue de cet exercice, l’Inspecteur général de Police et chef de cabinet du département, Kémo Oularé, s’est exprimé devant la presse.
D’entrée, il a tenu à saluer l’accueil réservé par la Primature: « Je veux commencer par remercier les hauts cadres de la Primature qui ont réservé un accueil très chaleureux au personnel des services de police et de la protection civile que j’ai conduit pour cette évaluation. J’ai apprécié cette rencontre marquée par des recommandations et des observations pertinentes qui s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration et du renforcement des capacités opérationnelles des services de police et de la protection civile. »
Selon lui, la finalité reste la même. Assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, condition incontournable du développement national: « L’objectif, c’est de sécuriser les personnes et leurs biens dans notre République. Partout où il y a la paix, il y a le développement. Débattre des questions de sécurité au sommet de l’État, c’est vraiment un honneur et une priorité pour l’administration publique et pour l’État guinéen. »
L’Inspecteur général a également salué la qualité de la présentation faite par le directeur du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) concernant le Plan Annuel Opérationnel (PAO): « Le débat s’est bien déroulé sur le plan technique. Le directeur du BSD a fait un excellent exposé sur le PAO. Les techniciens qui m’ont accompagné ont répondu aux différentes questions, en apportant des éléments issus de nos préoccupations nationales, y compris dans le cadre de la coopération internationale contre les formes de criminalité transnationale organisée, qui constituent aujourd’hui de réelles menaces pour nos populations, notre sous-région et même notre continent. »
Abordant la prochaine élection présidentielle, Kémo Oularé a affirmé que les préparatifs sécuritaires sont déjà lancés: « Je voudrais vous rassurer, au nom de mon ministre et de tous les hauts cadres de la police, qu’il existe une franche collaboration interinstitutionnelle entre les services d’application de la loi, notamment la gendarmerie et la police. Les commissions sont déjà en train de travailler pour qu’il y ait vraiment un risque zéro de criminalité pendant cette phase électorale. »
Il a ajouté que les formations sont en cours au sein des services déconcentrés de sécurité et de défense: « Toutes les structures, au niveau déconcentré, sont aujourd’hui à l’œuvre pour que le pays connaisse une élection paisible et que la Guinée puisse se doter d’un nouveau président dans un processus démocratique. »
Répondant aux questions relatives à la montée des cas d’enlèvements et d’insécurité, l’Inspecteur général a rappelé la complexité du phénomène: « La criminalité évolue de façon exponentielle tandis que les services de sécurité évoluent de façon linéaire. Cela, c’est sur le plan mondial. Il n’y a pas un risque d’insécurité zéro. Le délinquant cherche toujours une opportunité pour commettre son crime. Même aux États-Unis, il y a des enlèvements et des fusillades, alors que ce sont des pays réputés sécurisés. »
Il assure toutefois que les services guinéens restent pleinement mobilisés: « Les services de police et la protection civile s’investissent moralement, physiquement et techniquement pour réduire le taux de criminalité en République de Guinée. La Direction générale a récemment organisé des opérations Épervier et Ouragan pour lutter contre toutes les formes de criminalité, urbaine comme transnationale. »
Plusieurs unités spécialisées contribuent à ce dispositif :
« La CPIR, les BAC, la CIPAF et bien d’autres structures appuient ces efforts. Toutes convergent vers un même objectif, amoindrir la délinquance en République de Guinée. »
Amadou Diallo














