Le 11 novembre 2025, à 11h11 précises, le sifflement du premier train chargé de minerai a retenti à Moribaya, dans la préfecture de Forécariah. À bord, le président Mamadi Doumbouya, qui a assisté au lancement officiel du projet minier de Simandou.
Face à la presse, le Premier ministre Amadou Oury Bah a expliqué le choix de cette date et de cette heure: « Pour ceux qui ne le savent pas, le 11 novembre à 11h11, 1918, c’est la signature de l’armistice qui marque la fin de la Première Guerre mondiale. Et ce clin d’œil historique est relatif au fait que la Guinée, à travers ce projet, a pu faire en sorte que tous ces pays, des États-Unis, Australie, Chine, Européens et autres, ont pu se donner la main. Dans le cadre de ce projet, c’est une prouesse majeure qu’il faut saluer. »
Selon le Premier ministre, la Guinée a ainsi « brisé le plafond de verre »: « Parce qu’il paraissait, pour beaucoup de Guinéens, qu’après beaucoup d’échecs antérieurs dus à la mauvaise gouvernance, et peut-être à une ambition moindre pour faire avancer le pays, avait fait de telle sorte que les Guinéens étaient tombés dans un fatalisme qui ne leur permettait plus d’espérer que de grandes choses sont possibles dans notre pays. »
Il a ensuite invité le monde entier à reconnaître « le leadership exceptionnel et la vision de l’homme du 5 septembre 2021 »: « Le général Mamadi Doumbouya a su mener avec, disons, beaucoup de discernement, avec aussi une vision claire pour faire avancer ce projet dans un contexte qui est particulièrement difficile. »
Au-delà de l’exploitation directe du minerai de fer, le Premier ministre a rappelé les enjeux stratégiques de ce projet: « Ce n’est pas évident de faire cohabiter des géants miniers appartenant à des pays qui, sur d’autres théâtres du monde entier, sont profondément en rivalité. Et la Guinée a su faire de telle sorte que des intérêts de toutes ces compagnies minières, des pays qui sont en rivalité, puissent se donner la main, travailler pour les autres. Et pour la réalisation de ce projet minier Simandou. »
Amadou Diallo














