En mission à Conakry à la demande des autorités sportives guinéennes, l’expert de la CAF Djibril Diop a entamé depuis 24 heures une évaluation approfondie du stade du 28 Septembre. L’objectif est de vérifier l’avancement des travaux et orienter les acteurs impliqués afin que l’infrastructure réponde enfin aux normes d’homologation internationales.
Aux côtés du ministre des Sports, Keamou Bogola Haba, de la FÉGUIFOOT et de la direction du stade, l’expert a inspecté chaque compartiment. Le stade annexe, tribune de presse, tribune couverte, vestiaires, salle de conférence, pelouse, il a passé au crible l’enceinte. Le constat est sévère. Plusieurs aspects restent non conformes et nécessitent une reprise immédiate des travaux.
Face à ces remarques, Mohamed Zeghari, représentant de l’entreprise Guicopres en charge de la réhabilitation, s’est voulu réceptif. Il a salué une visite jugée indispensable pour aligner chaque étape du chantier aux exigences de la CAF. Il assure que les recommandations seront appliquées et rappelle que les imperfections sont courantes dans des projets de cette envergure, soulignant l’importance des corrections pour garantir le confort des joueurs et du public.
Le directeur national des infrastructures, Mamady Kourouma, abonde dans le même sens. Pour lui, cette inspection est une étape clé, solliciter la CAF permet d’anticiper les défauts et d’ajuster les travaux avant l’inspection finale, cruciale pour l’homologation.
Mais ces nouvelles exigences retardent encore la perspective de voir le Syli National évoluer à domicile. Si les corrections sont menées avec rigueur, l’objectif reste de pouvoir accueillir des matchs internationaux d’ici la fin de l’année 2026.
Selon le ministre Keamou Bogola Haba, la rénovation et l’extension du stade du 28 Septembre ont déjà coûté plus de 2 000 milliards de francs guinéens, soit environ 200 millions de dollars. Une somme colossale qui renforce la nécessité d’un ouvrage conforme, durable et enfin prêt à redonner à la Guinée un stade à la hauteur de ses ambitions.
Mohamed Béné Barry














