Alors que le secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, Morlaye Soumah, présentait les performances de son département dans le cadre de l’évaluation finale des CAP 2025, votre site d’information Allureinfo.net a interpellé le responsable sur la flambée du prix du poisson sur les marchés guinéens, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.
Interrogé sur ce sujet sensible, le secrétaire général a reconnu la cherté du produit tout en apportant des explications: « Le poisson est cher sur le marché, c’est un fait. C’est quand même devenu un produit très luxueux », a-t-il admis.
Selon lui, les efforts entrepris par le ministère, notamment à travers l’appui du ministre de la Pêche Fassou Théa, ont permis d’améliorer l’accès des pêcheurs artisanaux aux intrants et équipements nécessaires, ce qui a contribué à une hausse de la production: « L’encouragement apporté à nos pêcheurs artisanaux a permis d’accroître leur niveau de production. Nous allons poursuivre cet effort pour augmenter l’offre sur le marché, ce qui devrait contribuer à une baisse des prix », a expliqué Morlaye Soumah.
Il rappelle que 24 % de la consommation nationale provient actuellement des produits de la mer et souligne l’importance stratégique de la pêche artisanale, qui couvre à elle seule 70 % du marché local.
Le secrétaire général a également mis en avant le projet Kounki, récemment ratifié par le Conseil national de la Transition (CNT), dont le décret de promulgation est en cours. « Ce projet va aider nos pêcheurs artisanaux à mieux s’organiser et à produire davantage. C’est un levier essentiel pour garantir l’abondance d’un poisson de qualité sur le marché, à un prix plus compétitif », a-t-il affirmé.
Pour les autorités, l’augmentation de la production locale constitue l’un des principaux axes pour rendre le poisson plus accessible aux consommateurs guinéens.
Amadou Diallo














