Lors d’une interview accordée à notre rédaction ce lundi au siège du MODEL à Nongo dans la commune de Lambandji, le porte-parole du parti, Moïse Diawara, a vivement réagi à l’adoption par le Conseil national de la transition (CNT) d’une nouvelle loi organique encadrant la création et le fonctionnement des partis politiques en Guinée.
Selon lui, les nouvelles exigences, notamment l’obligation de disposer d’au moins 11 représentants dans chaque préfecture pour fonder un parti constituent « un durcissement sans précédent » susceptible de « tuer les petits partis » et de restreindre dangereusement le pluralisme politique.
« Depuis l’avènement du CNRD, nous constatons une volonté d’exclusion. Toutes les décisions sont prises dans un esprit d’exclusivité », déplore Moïse Diawara qui rappelle que son parti a, à plusieurs reprises, dénoncé ces orientations, aussi bien sur les réseaux sociaux que lors de ses assemblées générales.
Pour le porte-parole du parti Model, la nouvelle loi organique n’est qu’un outil supplémentaire permettant au pouvoir « de légitimer des pratiques autoritaires ». Il fustige un processus « antidémocratique » qui, selon lui, discrédite les institutions nationales.
Ce cadre du parti dirigé par Aliou Bah en ce moment en détention, cite notamment, l’exemple récent du débat sur les candidatures indépendantes, qu’il estime « taillé sur mesure pour un seul candidat ». Il regrette l’absence de consensus et de dialogue sincères.
Moise Diawara rappelle que la démocratie ne fonctionne pas en considérant tous les autres acteurs comme des ennemis.
AOB














