La capitale guinéenne fait face depuis la soirée du lundi 24 novembre 2025 à une nouvelle pénurie de carburant, principalement d’essence, provoquant de longues files d’attente et une forte inquiétude chez les automobilistes. De Sonfonia à Lambanyi, en passant par Kipé, Yattaya, Fossedet et Foulamadina, de nombreuses stations-service étaient à l’arrêt, paralysant la circulation et compliquant les déplacements quotidiens.
Ibrahima Sylla, un automobiliste de la capitale, témoigne : « J’ai commencé hier nuit à la station Enco5 et aujourd’hui je suis à Kaporo, à ma sixième station sans succès. Je suis vraiment fatigué. Je ne comprends pas pourquoi nous devons encore subir cela en 2025 ; c’est déjà la quatrième ou cinquième fois cette année. »
Aucun responsable de station-service n’a souhaité s’exprimer publiquement sur l’origine de cette rupture de stock, laissant place aux rumeurs. Dans certains quartiers de la haute banlieue, le carburant se négocierait déjà sur le marché noir entre 20 000 et 25 000 francs guinéens le litre, accentuant la frustration des citoyens.
La population appelle les autorités à trouver des solutions rapides pour éviter une aggravation de la crise et un impact plus large sur la recherche du quotidien.
Amadou Diallo














