Contrairement aux prévisions de l’intersyndicale de l’éducation, le mot d’ordre de grève lancé pour ce lundi 1er décembre 2025, n’a pas été suivi dans la préfecture de Nzérékoré. Enseignants et élèves ont largement répondu présents dans la majorité des établissements scolaires, où les cours se sont déroulés normalement. Une situation qui satisfait plusieurs acteurs du système éducatif local.
Au sein de l’école primaire Mamadou Konaté, le directeur Ouo Tohon Haba s’est réjoui de la mobilisation.
« Les enseignants et les élèves ont répondu massivement à l’appel ce lundi. Je m’en réjouis vraiment. »
Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), version Aboubacar Soumah a exprimé son désaccord quant à la démarche de l’intersyndicale. Le mouvement estime que la décision de grève a été prise sans consultation préalable, alors que les discussions avec le gouvernement se poursuivent.
Amara Kadiatou Camara, coordinateur régional du SLECG, déplore cette annonce inattendue.
« Nous sommes avec le syndicat national de l’éducation et le FSPE dans les négociations. À notre grand étonnement, nous avons appris cette menace de grève sans en être informés. Tant que les négociations sont en cours, on ne doit pas aller en grève. Il faut laisser les discussions se poursuivre pour une issue favorable. »
Face à la perspective d’une éventuelle grève, les parents d’élèves expriment leur inquiétude quant aux conséquences sur le calendrier scolaire. Madiou Barry, président de l’association des parents d’élèves de l’école primaire Mamadou Konaté, plaide pour la promotion du dialogue.
« Je voudrais que les syndicats et le gouvernement s’entendent. La perturbation des cours n’arrange pas les élèves qui doivent terminer tout le programme. Ils n’ont qu’à penser aux élèves. »
Selon le coordinateur régional du SLECG, ce n’est qu’après la prochaine rencontre entre les syndicats et le gouvernement qu’une décision collective devrait être prise concernant la suite du mouvement.
Pour l’heure, à Nzérékoré, la vie scolaire suit son cours, dans l’espoir que les discussions en cours permettront d’éviter une paralysie dans le système éducatif.
Il faut néanmoins relevé que dans les régions de Kankan, Kindia et Conakry, les cours ont été fortement perturbés.
Aboubacar Sidiki Camara














