Annoncée en grande pompe par le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, la journée citoyenne d’assainissement de ce samedi 6 décembre 2025 aura laissé, sur le terrain, un tout autre visage. De Wanindara à la T7, le décor est sans appel. Aucune équipe mobilisée, aucun outil sorti, aucune trace d’action. Les ordures, elles, continuent d’imposer leur loi.
Le long des artères principales, les caniveaux débordent de déchets plastiques, charriés par les intempéries et abandonnés par des riverains manifestement peu sensibilisés ou lassés d’efforts non suivis. À la T6, en bordure de route, même refrain. Pas la moindre intervention visible. Le goudron se transforme en couloir d’immondices où s’entassent sachets, détritus ménagers et eaux stagnantes.
Le spectacle devient encore plus frappant en s’approchant du marché de Sonfonia. Là, de lourds sacs de riz usagés de 50 kg servent désormais de réceptacles improvisés, alignés en tas épars le long de la chaussée, entre barres de fer rouillées et flaques d’eaux nauséabondes. Sur plusieurs dizaines de mètres, la scène montre l’absence totale d’exécution de l’opération annoncée.
Rien n’a été ramassé. Ni les autorités locales ni les citoyens n’ont répondu présents à l’appel officiel. Les espaces publics demeurent noyés sous les déchets, offrant au passant, un paysage agressif, presque désespérant.
Entre promesse institutionnelle et réalité du terrain, le fossé est grand. Wanindara, T6, T7 et Sonfonia livrent ce samedi l’image d’une capitale où l’effort d’assainissement ne dépasse pas encore le stade du communiqué.
Amadou Diallo














