Comme annoncé, la question relative à la sécurité a été abordée par les deux chefs de gouvernement.
Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a privilégié la retenue, insistant sur la nécessité de ne pas divulguer d’informations sensibles: « Vous savez, les questions sécuritaires méritent d’être traitées avec discrétion. Pour avoir plus d’efficacité, mais dans l’approche globale, la Guinée est suffisamment attentive à tout ce qui peut affecter aussi bien la stabilité de la République du Mali que la stabilité de la République de Guinée et beaucoup plus largement à la stabilité des États de l’Afrique de l’Ouest et des réponses pratiques seront données en fonction de l’évolution des situations sur le terrain. »
De son côté, le Premier ministre malien a rappelé les progrès enregistrés dans son pays face aux menaces terroristes: « Je voudrais peut-être faire un rappel extrêmement important. Ce que vit le Mali aujourd’hui est un signal fort d’amélioration substantielle de la situation sécuritaire. Je voudrais rappeler qu’en 2012, le Mali avait perdu plus de 70 % de son territoire à cause de l’action des groupes terroristes. Depuis 3 ans, par la grâce de Dieu, nous avons pu inverser la tendance grâce à l’engagement de nos vaillantes forces de défense et de sécurité, sous le leadership très éclairé du chef suprême des armées, son excellence général d’armée, Assimi Goita, président de la transition et chef de l’État. »
Les deux dirigeants affichent ainsi une position commune, prudence dans la communication et vigilance face aux enjeux régionaux.
Décryptage: Amadou Diallo
Tél: (+224) 610 33 64 64














