La journée de ce mercredi se déroule sans cours dans l’ensemble des écoles privées situées sur l’axe Petit Simbaya–Cosa. Cette paralysie résulte du mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat national de l’éducation (SNE) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE), qui exigent la signature par le gouvernement du statut particulier des enseignants.
Sur le terrain, le constat est clair. Au Groupe scolaire Emmanüs, aucun responsable, enseignant ou élève n’a été aperçu. Même scénario dans les collèges et lycées du secteur. À l’École privée des Ingénieurs, un seul vigile assurait la présence: « Personne n’est venu aujourd’hui. Hier nuit, j’ai reçu l’ordre d’informer tous les parents de repartir avec leurs enfants pour des raisons de sécurité, en attendant la fin de la grève », nous confie Mamadi Traoré, agent de sécurité.
Plus haut, au Groupe scolaire Kolonga, les portes demeurent verrouillées. Quelques habitants du quartier étaient les seuls observés aux alentours. À l’École By Bata, située à une dizaine de minutes de la route principale, aucun élève ni membre du personnel n’était présent. Même le vigile, habituellement posté à l’entrée, était absent.
Cette fermeture généralisée intervient après plusieurs jours de tensions marquées par des jets de pierres attribués à des élèves d’écoles publiques visant des établissements privés du secteur. Face à cette montée de violence, plusieurs directions ont préféré suspendre toutes les activités jusqu’à nouvel ordre.
Une situation qui pourrait perturber durablement les programmes scolaires dans cette zone de la haute banlieue de Conakry, où des milliers d’élèves restent désormais sans cours, dans l’attente d’un dénouement heureux de la crise.
Amadou Diallo
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