Deux ans après l’explosion meurtrière de la centrale des hydrocarbures de Coronthie, la reconstruction avance progressivement, même si certains défis demeurent.
Selon Soumah Karamoko Yaya, chef de secteur adjoint de Coronthie 1, la situation s’est largement stabilisée. « Il n’y a pas de problèmes majeurs à signaler pour le moment concernant les sinistrés », assure-t-il, tout en reconnaissant que les difficultés ne disparaissent jamais totalement.
Sur le terrain, Hadja Fatoumata Barry témoigne des progrès accomplis grâce à l’aide de l’État, notamment les appuis financiers destinés à la reconstruction des maisons. Toutefois, elle attire l’attention sur les impacts sociaux durables du drame. « Certaines femmes n’ont pas repris leurs activités, des personnes sont malades sans moyens de soins et des enfants refusent encore de rentrer, par peur », confie-t-elle.
Même analyse chez Camara Morlaye, qui observe une transformation progressive des concessions. Il rappelle que des aides, dont une première tranche de 60 millions de francs guinéens, ont été distribuées à certains bénéficiaires. « Ce n’est pas tout le monde qui a reçu, mais ceux qui ont commencé avancent petit à petit », précise-t-il.
Fatoumata Diakité, quant à elle, reconnaît les efforts consentis, notamment l’assistance alimentaire et financière, mais plaide pour une prise en charge complète des sinistrés restés en marge. « Nous demandons que les autres sinistrés reçoivent également leur part », insiste-t-elle.
Damba
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