Le président RRD, Abdoulaye Kourouma, a été le premier candidat à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 à reconnaître officiellement sa défaite. Le lundi 30 décembre, lors d’une déclaration à la presse à son siège à Conakry, il a félicité le vainqueur du scrutin, Mamadi Doumbouya.
Le sujet a d’ailleurs été au cœur de l’émission Face à Télé 24, animée par le journaliste Aboubacar Diallo. Interrogé sur les raisons de cette décision, Abdoulaye Kourouma a expliqué qu’elle reposait sur les résultats compilés par son propre parti: « Au vu des résultats que nous avions en main, c’était une victoire sans surprise. Très tôt, grâce à la compilation des résultats qui nous parvenaient de nos représentants dans les CACV, nous avons reconnu notre défaite et félicité notre challenger », a-t-il déclaré.
Selon le président du RRD, son parti disposait d’un dispositif interne efficace pour le suivi du scrutin: « Nous avions notre salle de monitoring et nos outils pour suivre en temps réel les résultats et les tendances, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays », a-t-il précisé.
Abdoulaye Kourouma insiste toutefois sur le fait que sa formation politique n’était pas engagée dans la compétition pour perdre: « Nous ne sommes pas partis à cette élection pour perdre, mais pour gagner. Un parti organisé et structuré dispose de représentants dans les bureaux de vote et dans les CACV. Le soir des élections, les résultats nous parvenaient progressivement. Nous nous sommes rendu compte que nous étions dans une position de faiblesse. En tant que démocrates, il ne fallait pas attendre davantage. Reconnaître sa défaite et féliciter son challenger était un devoir », a-t-il soutenu.
Il a également souligné que, dans d’autres contextes, certains candidats n’hésitent pas à proclamer leur victoire avant même les institutions officielles, parfois sur la base de tendances partielles: « Nous avons fait le choix de l’honnêteté intellectuelle et du respect des principes démocratiques. Notre décision s’est fondée uniquement sur les résultats remontés par nos propres représentants », a conclu Abdoulaye Kourouma.
Décryptage: Amadou Diallo














