Selon des informations fournies par l’AFP, entre 200 et 300 migrants sont portés disparus depuis plus d’un mois dans l’océan Atlantique après le départ d’une pirogue surchargée de la Gambie à destination des îles Canaries.
Parmi les personnes à bord, figuraient plusieurs ressortissants guinéens, suscitant une vive inquiétude en Guinée, où de nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches.
L’embarcation aurait quitté la localité de Djinack le 5 décembre avec plusieurs centaines de passagers originaires notamment de Guinée, du Sénégal, de la Gambie et du Mali.
Depuis, aucun contact n’a été établi avec les occupants de la pirogue. Des proches affirment que certains migrants guinéens venaient des zones rurales et avaient vendu leurs biens pour financer ce voyage périlleux.
Cette disparition intervient dans un contexte de recrudescence des départs depuis la côte ouest-africaine, malgré les dangers extrêmes de la route atlantique. Longue de plus de 1 500 kilomètres, la traversée vers les Canaries expose les migrants à des risques majeurs. Dérive en mer, manque d’eau et de nourriture, ou naufrages mortels.
Pour les familles guinéennes concernées, l’attente se transforme en cauchemar, entre espoir et crainte d’un drame irréversible.
Amadou DiaDia
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