Des sérieuses discussions ont été ouvertes entre le génat Rio tinto et la société Glencore. Les deux parties sont en pourparler en vue d’une possible fusion qui donner naissance au plus grand groupe au monde. Des discussions qui se tiennent à un moment où l’industrie minière mondiale entre dans une phase de consolidation stratégique, portée par la quête effrénée de métaux essentiels à la transition énergétique, comme le cuivre et le cobalt.
En Afrique, cette dynamique est particulièrement visible à travers les actifs majeurs de Glencore en RDC et le méga-projet de fer de Simandou en Guinée, récemment mis en service par Rio Tinto et ses partenaires. Ce dernier a d’ailleurs amorcé une vaste restructuration de son portefeuille pour se concentrer sur les ressources critiques, au moment même où d’autres géants du secteur, à l’instar de Teck Resources et Anglo American, unissent leurs forces pour dominer le marché du métal rouge.
C’est dans cet environnement ultra-concurrentiel que Rio Tinto et Glencore ont officialisé l’ouverture de pourparlers exploratoires pour un éventuel rapprochement. Si l’opération se concrétise, notamment via un rachat de Glencore par Rio Tinto, elle donnerait naissance au leader mondial absolu des mines, avec une valorisation boursière colossale dépassant les 200 milliards de dollars. Bien que les deux groupes restent prudents sur l’issue des négociations et le cadre réglementaire à respecter, une date butoir a été fixée : Rio Tinto doit se prononcer définitivement sur ses intentions d’achat d’ici le 5 février 2026.
Cette fusion potentielle marquerait ainsi un tournant historique pour l’exploitation des ressources naturelles, en fusionnant des expertises complémentaires tout en redéfinissant les équilibres de pouvoir sur le continent africain.














