Lors de son adresse à la Nation à l’occasion du Nouvel An, le président Mamadi Doumbouya, a tendu la main à tous les fils et filles du pays afin de contribuer au développement de la Guinée. Dans un entretien accordé à notre reporter ce mardi 13 janvier 2026, Ibrahima Aminata Diallo, président de la Coalition nationale des associations pour la paix et le développement (CONAPAID), a salué cette volonté affichée du chef de l’État de travailler avec l’ensemble des Guinéens.
« Certes, ce n’est pas la première fois qu’il le fait depuis son arrivée au pouvoir, mais nous saluons tout de même cet acte. Nous sommes vraiment fiers de cette main tendue du président. Maintenant, c’est aux citoyens de saisir cette opportunité », a-t-il déclaré, tout en insistant sur la nécessité de juger cette démarche à l’aune de sa sincérité.
Pour cet activiste de la société civile, la crédibilité de cette main tendue doit passer par des actes concrets. « Je pense qu’il faut se battre pour le rétablissement des droits des détenus politiques et des personnes portées disparues. Autrement dit, la volonté de la main tendue doit se traduire par la libération des prisonniers politiques et la facilitation du retour des exilés, afin de permettre une gestion inclusive du pays », a-t-il prévenu.
Selon lui, « on ne peut pas construire la paix dans ce que j’appelle un silence forcé ». Il rappelle que « la paix se construit ; elle est le fruit de la conciliation, de la coopération et de l’échange ».
Ibrahima Aminata Diallo invite ainsi les acteurs sociopolitiques à la prudence. Il estime qu’il est préférable de juger le président Mamadi Doumbouya par ses actes, tout en restant vigilant. « Il faut lui accorder le bénéfice du doute », a-t-il conclu.
Marliatou Sall














