Lors de son passage, mardi 13 janvier 2026, sur Télé 24 dans l’émission Édition spéciale présidentielle 2025, le président de la délégation spéciale de Matam a été interrogé sur l’élection présidentielle du mois de décembre dernier.
Il a d’abord expliqué le caractère civilisé et paisible du scrutin en ces termes: « C’est pour une fois que la Guinée assiste à une élection civilisée, une élection organisée sans pression, une élection où la quasi-totalité des Guinéens avait un choix. Ils se sont tous penchés sur une personne, ont décidé de l’accompagner et de voter pour elle. Ça, c’est une chose à retenir. Ça n’a jamais été le cas. Et ce changement de mentalité, ce changement de situation est ce qui réjouit aujourd’hui la quasi-totalité de la Guinée. »
Un point de vue qui n’est toutefois pas partagé par Cellou Dalein Diallo, qui, depuis l’étranger où il vit en exil, a plutôt critiqué et dénoncé une élection sans engouement et le refus des populations d’y participer.
Des propos qui ont fait ironiser sur l’âge et la fin de carrière politique de certains acteurs, notamment Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré. Le maire a ainsi déclaré: « Quand j’aurai l’âge de ces deux messieurs, je ne serai plus dans la dynamique de me battre avec ceux qui ont l’âge de mes enfants, mais plutôt de les accompagner pour les aider à réaliser leurs rêves. Vous savez, le monde se divise en trois temps : le temps de l’enfance, de la jeunesse et de la vieillesse.
Quand on a fini son temps de jeunesse, ce temps qui permet d’avoir la force d’administrer, de gérer et d’occuper les postes de responsabilité les plus importants, à un moment donné, dans la vie normale, on fait des enfants et on prie Dieu pour que ces enfants soient meilleurs que soi-même.
Lorsque les enfants atteignent un certain âge, on ne doit plus batailler avec eux. On doit leur laisser le champ libre. Ces personnes devraient aujourd’hui, par patriotisme, prendre la décision d’accompagner les jeunes qui sont aux affaires et qui portent les destinées de la République, afin qu’ils ne commettent pas les mêmes erreurs qu’eux. »
Amadou Diallo














