L’impunité et l’enrichissement illicite des réseaux criminels en Libye alimentent un système de traite humaine d’une violence extrême, transformant le pays en un piège mortel pour les exilés. Des trafiquants et des groupes armés y gèrent de nombreux centres de rétention, légaux ou clandestins, où la torture et la famine sont utilisées systématiquement pour extorquer des rançons aux familles de migrants.
Ces activités criminelles, qui ont permis à certains bourreaux de devenir millionnaires, se multiplient depuis des années, comme en témoignent les découvertes récurrentes de fosses communes contenant des dizaines de corps à travers le territoire libyen.
C’est dans ce contexte de terreur qu’une nouvelle tragédie a été mise au jour ce mercredi 14 janvier 2026 à Ajdabya, au sud de Benghazi. Les forces de sécurité ont exhumé les corps de 21 migrants subsahariens, exécutés de sang-froid dans la ferme privée d’un trafiquant notoire déjà connu des services de police.
Lors de l’intervention, des survivants portant des traces de torture et des blessures par balles ont également été secourus. Bien que le suspect ait été arrêté, cette énième tuerie relance l’indignation internationale face à l’insécurité totale des routes migratoires vers l’Europe et à l’inefficacité de la lutte contre ces organisations mafieuses.














