Élu avec un score écrasant de 86,72 % des suffrages, le président Mamadi Doumbouya a été investi le 17 janvier 2026 en tant que président de la République de Guinée. Il entame un mandat de sept ans, conformément à la nouvelle Constitution adoptée par référendum le 21 septembre 2025.
Dans ce cadre institutionnel rénové, la nouvelle Loi fondamentale consacre un renforcement notable du statut du chef de l’État, notamment à travers ses articles 76, 77 et 78.
L’article 76 dispose que: « le président de la République est protégé contre les violences, les offenses, les injures et les calomnies dans les conditions déterminées par la loi ». Cette disposition vise à garantir l’intégrité morale et physique du chef de l’État, tout en encadrant juridiquement les atteintes à sa fonction.
L’article 77, pour sa part, consacre la neutralité politique du président. Il précise que: « le président de la République est en dehors de l’espace politique partisan » et qu’après son investiture, « même initialement candidat d’un parti politique, il cesse impérativement toute activité ou responsabilité au sein d’un parti ou d’une organisation sociopolitique ».
Le texte prévoit toutefois la possibilité pour le président « d’inviter des responsables de partis politiques ou d’organisations sociopolitiques pour échanger sur des questions d’intérêt national ».
Enfin, l’article 78 renforce l’exclusivité de la fonction présidentielle en stipulant que: « la charge de président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction publique ou privée, même élective nationale ou locale ».
Ces dispositions traduisent la volonté affichée du constituant de doter la magistrature suprême d’un cadre protecteur, neutre et exclusivement consacré à la conduite de l’État.
Une architecture constitutionnelle qui redessine en profondeur l’exercice du pouvoir présidentiel en Guinée.
Amadou Diallo














