À Lambanji et Kaporo, l’occupation anarchique des voies publiques demeure une réalité préoccupante. Malgré l’ultimatum fixé par les autorités pour libérer les emprises publiques et améliorer la fluidité du trafic, plusieurs étalagistes ont repris leurs activités le long des routes et sur les trottoirs, en violation des mesures annoncées.
Au marché de Lambanji, la situation est particulièrement alarmante. Une partie de la chaussée est presque entièrement obstruée par des étals improvisés. Denrées alimentaires et marchandises diverses sont exposées à même le sol ou sur des tables de fortune, compliquant sérieusement la circulation des véhicules et des piétons.

Plusieurs vendeuses justifient leur présence par le manque d’espaces commerciaux adaptés pour exercer leurs activités. Une explication partagée par certains acteurs économiques locaux, qui pointent du doigt la responsabilité des administrateurs de marché. Selon eux, des sommes seraient exigées aux femmes pour leur permettre de s’installer au bord de la route, une pratique qui encouragerait cette occupation illégale.
« Si ces femmes s’installent au bord de la route, ce n’est pas par choix, mais par nécessité. La vraie solution, c’est la construction de marchés modernes », estime Moussa Nesta Soumah, un entrepreneur rencontré sur place.

À l’inverse, de nombreux citoyens expriment leur ras-le-bol face à cette situation qu’ils jugent dangereuse. Ils dénoncent les risques permanents d’accidents, l’aggravation de l’insalubrité et les perturbations constantes de la circulation. Pour eux, les autorités doivent aller jusqu’au bout de l’opération de déguerpissement engagée, tout en trouvant une solution durable et concertée.
AOB














