La réintégration de la Guinée au sein de la CEDEAO, marquée par la levée des sanctions infligées au lendemain du coup d’Etat du 5 septembre 2021, a suscité une réaction du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG). Dans un communiqué publié le 29 janvier 2026, l’organisation syndicale invite les autorités à transformer ce succès diplomatique en une avancée démocratique concrète.
Le SPPG rappelle que l’adhésion à la « Vision 2050 » de la CEDEAO impose des obligations strictes, notamment la garantie absolue de la liberté d’informer, la protection de l’accès au numérique et le renforcement de l’autonomie des médias face aux pressions politiques.
Pour le syndicat, la pleine normalisation des relations internationales du pays ne peut faire l’économie d’une normalisation de l’espace médiatique national. Cela passe, selon lui, par des mesures de décrispation fortes : levée des restrictions pesant sur certains organes de presse, lutte contre l’impunité des violences envers les reporters et intégration des représentants syndicaux dans la nouvelle Commission de régulation (CRCA).
En liant ainsi la reconnaissance extérieure à la réforme interne, le SPPG souligne que la réussite de la Refondation et la pérennité de la paix sociale dépendent étroitement de la place accordée aux journalistes comme sentinelles de la République.














