Lors d’une immersion d’un de nos reporters au débarcadère de Kaporo, situé dans la commune de Lambandji, pêcheurs et responsables de l’administration portuaire ont exprimé les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Parmi les problèmes les plus préoccupants, figure le trafic et la consommation de drogue au sein du port artisanal.
Autrefois lieu de travail et de subsistance pour des centaines de pêcheurs, le port artisanal de Kaporo est aujourd’hui confronté à un phénomène alarmant : la consommation abusive de drogues par certains individus qui fréquentent le débarcadère, révèle le chef du port. Selon lui, cette situation crée un climat d’insécurité permanent, perturbe les activités économiques et expose les riverains, notamment les femmes et les enfants, à de graves dangers.
« Entre 20 heures et 22 heures, nous, les responsables, nous rentrons chez nous. Mais la drogue se consomme ici comme en Amérique latine. Pourtant, il y a des agents de lutte antidrogue sur place, mais les jeunes consomment sans peur. Avant, c’était nous qui assurions la sécurité, mais l’État a envoyé des agents qui, malheureusement, ne jouent pas leur rôle. Chaque nuit, près de 300 jeunes se retrouvent ici pour consommer de la drogue », déclare Marouf Soumah.
Selon lui, toutes sortes de substances illicites sont consommées au port.
« Ils consomment ici tout type de drogue. Les agents présents n’arrivent pas à empêcher ces jeunes de consommer, même la drogue communément appelée “couche » accuse Marouf Soumah.
Selon ce responsable du port, malgré plusieurs alertes lancées auprès des autorités, le phénomène persiste et tend même à s’aggraver. Le responsable du port estime que les moyens dont dispose l’administration portuaire restent insuffisants pour faire face à cette menace grandissante.
Face à cette situation préoccupante, habitants et usagers du port appellent l’État à renforcer la sécurité et à lutter efficacement contre la circulation et la consommation de drogues dans ce lieu stratégique pour l’économie locale.
AOB
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