Les États-Unis traversent un nouveau « shutdown » partiel depuis le 1er février 2026, provoqué par un bras de fer législatif intense autour des pratiques de la police de l’immigration (ICE). Le Sénat a prolongé la suspension du financement du département de la Sécurité intérieure (DHS) pour deux semaines, laissant au Congrès un délai restreint pour s’accorder sur des réformes structurelles.
Les démocrates, portés par Hakeem Jeffries, exigent des restrictions majeures, notamment l’obligation pour les agents de s’identifier, l’interdiction des patrouilles itinérantes et l’exigence de mandats judiciaires pour les interventions. Bien que ce blocage affecte également d’autres secteurs comme la défense et la santé, il se distingue des crises précédentes par une volonté affichée d’apaisement de la part de l’administration Trump.
Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, travaille activement à une sortie de crise en coordination avec Donald Trump, qui semble désormais ouvert à une réduction du volume des opérations de l’ICE. Cette posture inattendue vise à débloquer le processus budgétaire alors que les républicains ne disposent que d’une courte majorité pour faire voter le programme de financement.
Malgré l’incertitude pesant sur le salaire de nombreux fonctionnaires fédéraux, les négociations en cours à la Maison-Blanche avec les chefs de file du Congrès laissent entrevoir un accord imminent, marquant une volonté de résolution plus rapide que lors du record de paralysie administrative de l’année précédente.














