La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a franchi une étape décisive ce lundi 2 février 2026 en ordonnant la saisie conservatoire des actifs d’Oyé Guilavogui. Cette mesure, motivée par l’absence prolongée de l’ancien ministre, actuellement en Tunisie, vise à sécuriser ses avoirs bancaires ainsi que ses propriétés immobilières à Conakry et Kindia.
La gestion de ce patrimoine est désormais placée sous la tutelle de l’AGRASC, l’agence spécialisée dans le recouvrement des avoirs saisis. Poursuivi pour détournement de fonds publics et blanchiment de capitaux sous l’ère Alpha Condé, l’ex-ministre voit ainsi ses ressources gelées par la justice guinéenne en attendant l’issue de la procédure.
Parallèlement à ces sanctions patrimoniales, la chambre de jugement intensifie son enquête sur le dossier de la relance avortée de la SOTELGUI. La CRIEF a exigé la comparution de l’ancien directeur de la société de téléphonie et a sommé l’équipementier Huawei de fournir l’intégralité des documents contractuels liés à ce projet.
En l’absence de l’accusé et de son conseil, l’audience a été renvoyée au 23 février prochain.














