À quelques jours du début du mois de Ramadan et du Carême, plusieurs denrées de grande consommation enregistrent une hausse significative des prix sur les marchés de Conakry. Ce jeudi 12 février 2026, notre reporter a effectué une tournée dans les marchés d’Enco5, Yembeya et Cosa afin de dresser un premier constat dans le cadre de notre dossier de la semaine.

Malgré la récente rencontre entre les acteurs économiques et le président de la République Mamadi Doumbouya, la flambée des prix semble se poursuivre, suscitant inquiétudes et incompréhensions chez les consommateurs.
Parmi les produits les plus touchés figure l’huile rouge. Le bidon de 20 litres, qui se vendait auparavant à 220 000 francs guinéens (GNF), oscille désormais entre 300 000 et 400 000 GNF, selon Binta Bah, vendeuse au marché.

Même tendance pour l’huile d’arachide. Le bidon de 20 litres est cédé à 295 000 GNF, celui de 10 litres à 150 000 GNF, tandis que le bidon de 5 litres coûte 80 000 GNF.
Le sac d’oignons, quant à lui, est passé de 260 000 GNF à 400 000 GNF en l’espace de quelques semaines. Une augmentation qui pèse lourdement sur le panier de la ménagère.

D’autres produits de base ne sont pas épargnés. Le kilogramme de soumbara, qui coûtait 35 000 GNF, est désormais vendu à 40 000 GNF. Le fonio se négocie entre 15 000 et 20 000 GNF le kilogramme.
Au marché de Matoto, le sac de choux se vend entre 160 000 et 200 000 GNF. La « gouche » (tas) de chou varie de 5 000 à 15 000 GNF selon la taille et la qualité.
« Il n’y a pas de prix fixe. Tout dépend de l’offre », explique Néné Hawa Barry, vendeuse, soulignant la forte volatilité des prix en cette période de forte demande.

Concernant les denrées de base, le sac de riz demeure maintenu à 280 000 GNF, tandis que le sac de sucre se négocie à 360 000 GNF. Le sac de pommes de terre atteint désormais 400 000 GNF. Le sac de gombo est cédé à 350 000 GNF.
Toutefois, selon M’mah Soumah, vendeuse, « il y a peu de temps, c’était encore plus cher ; les tas se vendent actuellement entre 1 000 et 2 000 GNF ».

Du côté des ménages, la situation devient préoccupante. Salimatou Camara, rencontrée au marché, témoigne: « Je suis venue faire des achats, mais c’est devenu très compliqué. Les condiments sont hors de prix. Le kilogramme de carottes varie entre 15 000 et 25 000 GNF. Le pot de piment coûte 10 000 GNF. Les petits tas se vendent entre 1 000 et 2 000 GNF. Parfois, je suis obligée de dépenser 4 000 à 5 000 GNF juste pour avoir une sauce bien épicée. Tout est cher. »

Même son de cloche chez Houleymatou Sow, qui tire la sonnette d’alarme: « Certes, des efforts ont été annoncés pour stabiliser les prix, mais beaucoup reste à faire. La tomate est devenue très chère : les tas coûtent 5 000 ou 10 000 GNF. Une seule tomate peut atteindre 3 000 GNF. La situation est difficile et les dépenses que je reçois ne suffisent plus. »

À l’approche des périodes de forte consommation, cette hausse généralisée des prix ravive les inquiétudes.
Marliatou Sall














