Les débats dans l’affaire de l’ancien président de la Cour constitutionnelle se poursuivent ce mercredi 18 février 2026 devant la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Ouvert le 11 février 2025, le procès met en cause Mohamed Lamine Bangoura, poursuivi avec plusieurs autres personnes par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État. Les faits qui lui sont reprochés portent notamment sur des accusations présumées de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
La semaine dernière, les prévenus n’ont pas été entendus. Mohamed Lamine Bangoura n’a pas été extrait de sa cellule à la suite d’un incident survenu la veille à la Maison centrale. Quant à ses co-prévenus, Amadou Diallo, Sidiki Sylla et Rouguiatou Barry, ils sont toujours en fuite.
À l’appel du dossier, le substitut du procureur spécial a porté ces informations à la connaissance de la Cour.
De son côté, la défense ne s’est pas opposée au renvoi de l’affaire. Toutefois, elle déplore ce qu’elle qualifie de non-application des décisions de justice rendues en faveur de son client depuis l’ouverture de la procédure.
« Très malheureusement, mon client est le seul détenu dans cette affaire. Je dirais même séquestré. Il existe des décisions de justice tendant à sa remise en liberté, mais des forces occultes s’y opposent », a regretté l’avocat de l’ex-président de la Cour constitutionnelle.
Pour rappel, Mohamed Lamine Bangoura est détenu depuis le 15 décembre 2022.
Amadou Diallo














