L’ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, Mohamed Lamine Bangoura, a comparu pour la première fois ce 18 février 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité, l’ancien haut magistrat est notamment cité dans un dossier portant sur un montant estimé à 20 milliards de francs guinéens.
À la barre, Mohamed Lamine Bangoura a fermement rejeté l’ensemble des charges retenues contre lui. Plaidant non coupable, il a contesté l’existence même des fonds évoqués par le parquet. « Je ne reconnais aucun fait. Les 20 milliards GNF mentionnés dans l’acte d’accusation n’existent nulle part », a-t-il déclaré devant la Cour.
À l’issue d’une première audience relativement brève, le président de la chambre de jugement, le juge Yagouba Conté, a décidé de renvoyer l’affaire au 23 février 2026 pour la poursuite des débats.
Le procès s’inscrit dans le cadre des procédures engagées par la CRIEF contre d’anciens hauts responsables publics soupçonnés de malversations financières.
Amadou Diallo














