À Dabola, en Haute-Guinée, la tension est vive en ce premier vendredi du Ramadan et du Carême.
Des jeunes, des femmes et plusieurs couches socioprofessionnelles ont investi les rues pour protester contre la décision de la Société Électricité de Guinée (EDG) de transférer à Beyla l’unique groupe électrogène encore fonctionnel de la préfecture.

Pour marquer leur désaccord, les manifestants ont érigé des barricades sur la route principale, perturbant la circulation, avant de se rassembler à quelques mètres de la centrale électrique: « Ce moteur n’ira nulle part », scandent-ils en langue nationale, dénonçant une décision qu’ils jugent injuste et discriminatoire.

Ils affirment qu’il s’agit du seul équipement en état de marche et craignent une aggravation des coupures d’électricité.

Déployées sur les lieux, les forces de l’ordre tentent de rétablir la circulation et d’apaiser les tensions, tandis que les manifestants exigent l’intervention du président Mamadi Doumbouya.
Amadou Diallo














