Des scènes de violences secouent le Mexique depuis la mort d’un éminent barron du cartel de la drogue. Routes barrées, aéroports fermés, ciruclation paralysée, ses soutiens tentent de semer une scène de chaos dans le pays.
Véritable incarnation d’une ultra-violence décomplexée, Nemesio « El Mencho » Oseguera a bâti l’empire du Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG) en défiant directement l’État mexicain, n’hésitant pas à abattre des hélicoptères militaires ou à viser de hauts responsables de la sécurité.
Ce dernier grand parrain, dont la tête était mise à prix pour 15 millions de dollars, s’est distingué par une stratégie d’expansion agressive et une discrétion absolue, loin de l’ostentation de ses prédécesseurs. Issu d’un milieu pauvre et passé par les prisons américaines avant d’être expulsé, il a su transformer un gang régional en une organisation transnationale qualifiée de terroriste par Washington, diversifiant ses activités du trafic de fentanyl à l’extorsion, tout en conquérant des marchés lucratifs en Europe et en Asie.
Sa mort lors d’une opération militaire ce dimanche 22 février 2026 marque la fin d’un règne de près de vingt ans qui a profondément ensanglanté le Mexique, laissant derrière lui un bilan humain effroyable de centaines de milliers de victimes.
Bien que sa structure familiale ait été décimée par les arrestations — son fils purgeant notamment une peine à perpétuité aux États-Unis — l’héritage d’Oseguera reste celui d’une puissance criminelle tentaculaire présente dans la quasi-totalité du pays.
La disparition de ce leader charismatique et brutal ouvre désormais une période d’incertitude majeure, faisant craindre une guerre de succession féroce entre les différentes factions d’un cartel qui a fait de la terreur son principal instrument de domination.














