Malgré un calme précaire ce lundi 23 février 2026 à Dabola, il ne reste désormais plus rien du siège des taxi-motos et tricycles de la localité. Tout a été mis à sac par des motards en colère qui refusent d’exécuter la dernière décision prise le 10 février dernier lors de la session du conseil communal, laquelle plafonne désormais le ticket journalier, passé de 500 à 1 000 FG, à l’instar des étalagistes du marché.

Joint par notre rédaction, Mamadou Bailo Diakité, secrétaire général de la section fédérale préfectorale des taxi-motos et tricycles de Dabola, explique: « Nous avons des contrats annuels avec la commune urbaine de Dabola, dans le cadre de la mobilisation des taxes liées au stationnement des taxi-motos et tricycles dans la commune urbaine. Le bureau syndical applique donc la politique de gestion des taxi-motos de la commune.
Lors de la session budgétaire du mois de février, précisément le 10 février, il a été constaté que les recettes étaient faibles. Le conseil a donc décidé de rehausser les sources de recettes. Il y avait une association qui gérait le secteur et qui ne payait que 3 millions pour toute l’année. Le conseil a alors décidé de mettre en place une commission ad hoc. Je me suis retrouvé dans cette commission en tant que vice-président, je n’étais même pas le président.

Nous avons fait des réformes et cela a porté ses fruits : 24 millions par an, à raison de 500 francs par jour. Cette fois-ci, la commune a décidé que les femmes installées au marché, notamment les plus âgées, paient 1 000 francs comme droits de marché. Il est inconcevable que les taxi-motos continuent à payer 500 francs pendant que ces femmes paient 1 000 francs. C’est ce qui a motivé la décision du conseil. »
Pour faire respecter cette décision, Mamadou Bailo Diakité revient également sur les démarches entreprises: « Les copies ont été envoyées au commissariat de la police routière, qui gère la circulation au niveau urbain, aux radios locales, aux archives ainsi qu’à ma structure, qui en a bénéficié. J’ai d’abord photocopié les communiqués, puis j’ai convoqué une réunion avec les principaux concernés. Nous avons mis en place une structure. »

C’est justement contre cette décision qu’un groupe de moto-taxis s’est levé dimanche: « Du fait que nous demandons le respect de la consigne et de la décision prise, un petit groupe est entré en rébellion. Ils se sont désolidarisés des autres. Ils ont tenu une réunion contre le bureau ; c’est une sorte de rébellion. Ils ont saccagé une partie des locaux, sont partis voir le patriarche, puis à leur retour, ils ont tout saccagé hier. »

Face à cette situation, la structure syndicale dirigée par Mamadou Bailo Diakité ne compte pas rester les bras croisés: « Nous allons porter plainte. C’est un bureau qui a coûté plus de 7 millions de francs. Regardez les images. C’est une rébellion, je n’ai rien inventé. Vous avez déjà la copie de la décision de la commune faisant passer le ticket de 500 à 1 000 FG. »
Amadou Diallo













