Dans le but de stabiliser les prix des denrées de première nécessité sur le marché guinéen, le ministère de l’Industrie et du Commerce a récemment signé un protocole d’accord, le 16 février dernier, avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée ainsi que la Direction générale des douanes.
Cette démarche, selon madame la ministre Fatima Camara, a pour objectif de protéger les ménages tout en préservant l’équilibre du marché.
Après avoir procédé à des ajustements sur certains produits de première nécessité, notre reporter a effectué, ce lundi 23 février, une tournée dans plusieurs marchés de la capitale, Conakry.
Après avoir interrogé certains commerçants, nous avons constaté une légère différence de 5 000 à 10 000 francs guinéens entre les prix plafonds et ceux pratiqués sur le marché.
Le sac de sucre de 50 kg se négocie à 360 000 GNF au marché Enco5 et à 355 000 GNF à Simambossia, au lieu de 350 000 GNF.
Quant à l’huile végétale, le bidon de 20 litres coûte 305 000 GNF au marché Yémbéya au lieu de 300 000 GNF (prix plafond), et le bidon de 10 litres est vendu à 155 000 GNF au lieu de 150 000 GNF.
Au marché Enco5, l’huile rouge est vendue à 350 000 GNF.
Sur le marché, le prix du riz de 50 kilogrammes varie entre 287 000 et 300 000 GNF, au lieu de 260 000 à 280 000 GNF.
Le prix de la farine s’élève à 365 000 et 370 000 GNF le sac de 50 kilogrammes.Actuellement, le sac d’oignons s’achète à 290 000 ou 300 000 GNF.
En ce qui concerne l’huile rouge, le bidon de 20 litres coûte 360 000 GNF et celui de 10 litres 160 000 GNF, soit une augmentation de 10 000 GNF à l’approche du mois de Ramadan.
Kadiatou Bah, commerçante au marché Yémbéya, a évoqué les raisons de la différence entre les prix plafonds et ceux du marché.
Pour elle, cette différence est normale puisqu’elle explique : « Au moment où le ministère du Commerce fixait ces prix plafonds, nous avions déjà acheté des marchandises à des prix élevés. Si nous suivons strictement les instructions du ministère, nous ne réaliserons aucun bénéfice sur nos marchandises. Les clients veulent que nous respections les prix fixés par le ministère puisque c’est dans leur intérêt. C’est compliqué pour nous. Nous faisons le commerce pour en tirer des profits et non pour perdre… », s’est-elle confiée.
Marliatou Sall














