Depuis quelques jours, l’expulsion des Guinéens vivant à l’étranger fait grand bruit et effraie la chronique dans le pays, provoquant l’indignation de la population.
Ce jeudi 26 février à Conakry, devant un parterre de journalistes, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a tenté de justifier ces actions.
Selon lui, son département a fait et continue de faire d’énormes sacrifices pour ces Guinéens vivant hors du pays: « Pendant la guerre en Ukraine, la Guinée a été le premier pays à envoyer de l’argent à ses compatriotes, à ses citoyens, et à les rapatrier vers la Guinée, avec les maigres moyens dont nous disposions », a-t-il rappelé.
Le ministre a également énuméré plusieurs cas d’interventions d’urgence de son département pour venir en aide aux Guinéens en difficulté à l’étranger: « Ensuite, nous avons été mis à l’épreuve en Tunisie : nos compatriotes y étaient battus, molestés, blessés. Le président m’a dit : “Allez les chercher.” Je suis allé les chercher. Ce n’est pas mon rôle de donner de l’argent, mais je l’ai fait, et j’ai versé des larmes. Ce n’est pas mon rôle, mais le président voulait faire autrement, et je voulais agir à ses côtés. C’est pourquoi nous avons fait cela pour l’avenir.
Après, il y a eu le Soudan. La Guinée a été le premier pays à envoyer des cartes pour rapatrier les Guinéens sous les bombes et les amener en Belgique. Nous l’avons fait avec le président.
En Égypte, nos compatriotes étaient en difficulté. Nous avons même payé des remboursements pour les rapatrier ici. Nous l’avons fait pour la Guinée et pour les Guinéens. J’en passe.
Au Sénégal, il y avait des attestations d’expulsion de Guinéens. On aurait pu les jeter à la frontière, mais nous avons dit non.
En Algérie, nous avons secouru nos compatriotes qui étaient dans le désert, souffrant de faim, de soif et de désespoir », a-t-il cité.
Marliatou Sall
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