L’affaire impliquant l’ancien Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, revient ce jeudi 5 mars devant la Chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
Initialement, la dernière audience était programmée le jeudi 19 février. Toutefois, l’absence du parquet ce jour-là a contraint la Cour à renvoyer l’ensemble des dossiers inscrits au rôle à cette nouvelle date.
Ce renvoi n’a pas été sans réaction. Les avocats de l’ancien chef du gouvernement ont vivement dénoncé une situation qu’ils jugent « inacceptable », évoquant un véritable boycott du parquet. Selon la défense, ces reports successifs portent atteinte aux droits de leur client.
Pour les conseils de Ibrahima Kassory Fofana, l’affaire dépasse désormais le simple cadre judiciaire. Ils estiment qu’elle soulève des questions plus larges liées au respect des droits humains ainsi qu’à la crédibilité du système judiciaire guinéen.
Pour rappel, l’ancien Premier ministre et l’ex-ministre de la Défense, Mohamed Diané, ont été condamnés par la chambre de jugement à cinq ans de prison ferme chacun, assortis d’amendes de montants différents. Contestant ces décisions, les deux anciens responsables ont saisi la chambre d’appel afin d’obtenir l’annulation pure et simple des verdicts rendus en première instance.
Placés sous mandat de dépôt depuis avril 2022, ils sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Amadou Diallo














