Le programme Simandou 2040 a été adopté à la majorité par les conseillers nationaux du CNT, transformant ainsi une ambition présidentielle en réalité législative.
Pour les autorités guinéennes, Simandou s’inscrit dans le prolongement de la lutte pour l’autodétermination économique. Dans une atmosphère solennelle, le président du CNT, Dansa Kourouma, a souligné la portée symbolique de cette adoption :
« Ahmed Sékou Touré et ses compagnons nous ont donné la souveraineté politique. Il revient aujourd’hui au président, le général Mamadi Doumbouya, accompagné de toute cette crème de la nation guinéenne, de donner à la Guinée son indépendance économique. »
Le programme Simandou 2040 affiche des ambitions économiques majeures. Selon le rapport d’examen de la loi de plan présenté devant le CNT, il prévoit un investissement global de 330 milliards de dollars américains sur les quinze prochaines années.
Le rapporteur général du CNT, N’Gouamou Fabara Koné, a détaillé les objectifs macroéconomiques de cette feuille de route : « Le plan vise notamment une croissance économique moyenne de 10,3 % par an et un PIB projeté à environ 152 milliards de dollars à l’horizon 2040, contre 35 milliards actuellement. »
Au-delà de l’exploitation minière, le programme ambitionne également de générer un impact économique et social majeur, avec la création de cinq millions d’emplois supplémentaires et une amélioration significative des revenus des ménages.
Le CNT a validé une architecture structurée autour de cinq piliers majeurs :
Agriculture et commerce (65 milliards USD) : atteindre l’autosuffisance alimentaire.
Éducation et culture (40 milliards USD) : avec l’allocation de 20 % des recettes de la contribution foncière au secteur éducatif.
Infrastructures et technologies (100 milliards USD) : construction de 2 900 km d’autoroutes et 2 500 km de lignes ferroviaires.
Économie et finance (1,5 milliard USD) : modernisation du système bancaire national.
Santé et bien-être (30 milliards USD) : garantir un accès universel aux soins.
L’horizon 2040 est ainsi fixé comme un cap stratégique pour l’émergence économique de la Guinée.
Ici, le rapport final














