Les autorités guinéennes ont engagé une opération de toilettage dans le secteur des carrières et de l’exploitation minière. Dans un arrêté publié mardi, le ministère des Mines et de la Géologie a procédé au retrait de 41 permis d’exploitation détenus par plusieurs entreprises opérant dans le pays.
Selon les autorités, cette décision s’inscrit dans une vaste opération d’assainissement du cadastre minier. L’objectif est de renforcer la gouvernance du secteur, de faire respecter les dispositions du code minier et de mettre fin aux pratiques jugées non conformes à la réglementation en vigueur.
Cette mesure est saluée par certains acteurs de la société civile, notamment les défenseurs de l’environnement qui dénoncent depuis plusieurs années les conséquences de certaines activités minières sur les écosystèmes.
L’environnementaliste Mamadou Cellou Diallo fustige l’attitude de certaines sociétés minières qu’il accuse de contribuer à la dégradation de la nature à travers des exploitations peu respectueuses des normes environnementales.
Selon lui, les impacts se traduisent notamment par la destruction de la biodiversité, la dégradation des sols et la pollution de certaines zones d’exploitation. « Depuis plusieurs années, nous constatons que certaines entreprises exploitent les ressources minières sans respecter les normes environnementales. Les forêts disparaissent, les cours d’eau sont pollués et les populations locales subissent les conséquences de ces activités », déplore Mamadou Cellou Diallo.
Il encourage ainsi les autorités à renforcer davantage les mécanismes de contrôle afin de contraindre les entreprises minières à se conformer strictement aux normes environnementales et aux exigences du code minier guinéen. « Cette décision est un signal fort. Elle montre que l’État commence à prendre ses responsabilités. Mais il faut aller plus loin, multiplier les contrôles et sanctionner toutes les entreprises qui violent le code minier », insiste le défenseur de l’environnement.
Pour Mamadou Cellou Diallo, la décision du gouvernement pourrait contribuer à instaurer plus de discipline dans le secteur minier et à protéger l’environnement face aux dérives constatées dans certaines zones d’exploitation.
« Les ressources minières appartiennent à toute la nation. Elles doivent être exploitées de manière responsable et durable, dans le respect de l’environnement et des communautés locales », conclut Mamadou Cellou Diallo
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