Au moins 48 personnes ont perdu la vie et 95 autres sont portées disparues à la suite d’inondations et de glissements de terrain survenus dans le sud de l’Éthiopie, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par la police locale.
Ces catastrophes ont frappé une zone agricole vallonnée et densément peuplée, après plusieurs jours de pluies torrentielles qui touchent l’ensemble de l’Afrique de l’Est. Les précipitations ont également provoqué d’importantes inondations dans plusieurs pays voisins, notamment au Kenya.
Mardi soir, l’administration de la zone de Gamo avait déploré le décès de 30 personnes, victimes des fortes pluies qui ont affecté différentes localités, en particulier dans les zones de haute altitude où des glissements de terrain et des crues soudaines se sont produits.
Mercredi, les autorités ont revu ce bilan à la hausse, faisant état de 48 morts dans trois districts. Dans un communiqué publié sur Facebook, la police locale a également indiqué que 95 personnes sont toujours portées disparues et que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent activement.
Au cours des deux dernières décennies, plusieurs études ont montré une augmentation de la fréquence des épisodes climatiques extrêmes en Afrique de l’Est, alternant périodes de sécheresse et pluies très intenses. Les scientifiques soulignent que le changement climatique d’origine humaine contribue à accroître la probabilité, la durée et l’intensité de ces phénomènes météorologiques.
Décryptage : AOB














