Ce vendredi 13 mars 2026 marque un tournant mémoriel majeur pour la Côte d’Ivoire avec le rapatriement du Djidji Ayokwé, le célèbre tambour parleur du peuple Atchan. Arrivé à Abidjan par vol spécial après plus d’un siècle d’exil au musée du Quai Branly, cet objet sacré — emporté par les troupes coloniales en 1916 — a été accueilli avec une immense ferveur par les chefs traditionnels et les autorités nationales.
Actuellement maintenu dans sa caisse de transport pour une phase d’acclimatation technique, le tambour est célébré comme la pièce manquante d’un puzzle identitaire enfin reconstitué, symbolisant un acte fort de justice historique et de reconquête culturelle.
Ce retour hautement symbolique constitue le premier succès d’une vaste offensive diplomatique visant la restitution de 148 biens culturels ivoiriens encore détenus à l’étranger. Pour la ministre de la Culture, Françoise Remarck, cet événement est un message puissant adressé à la jeunesse sur l’appropriation de sa propre histoire.
Une cérémonie officielle de grande envergure est d’ores et déjà prévue dans quelques semaines, avant que le « précieux communicateur » ne rejoigne définitivement les collections du Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire.














