Le procès en appel de Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale, s’est poursuivi ce mardi 17 mars 2026 devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières.
Dès l’ouverture de l’audience, Maître Faya Gabriel Kamano, représentant l’État guinéen en tant que partie civile, a sollicité la tenue des réquisitions et des plaidoiries en raison des absences répétées du prévenu à la barre. Cette demande a été acceptée par le président de la cour, Kova Zoumanigui, qui a aussitôt ouvert les débats.
Le procureur spécial de la CRIEF, Aly Touré, a ensuite pris la parole pour présenter ses réquisitions dans ce dossier en appel. L’avocat de l’État a, pour sa part, déploré l’attitude de l’ancien gouverneur de la Banque centrale, l’accusant de se soustraire à la justice en refusant de comparaître.
En l’absence de l’avocat de la défense, le président de la cour a finalement décidé de renvoyer l’affaire au 14 avril 2026, date à laquelle le verdict est attendu.
Pour rappel, Ibrahima Chérif Bah est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment le détournement de deniers publics estimé à 10,5 millions de dollars, ainsi que la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux, l’abus de fonction, le vol et la complicité.
En mai 2025, la chambre de jugement de la CRIEF l’avait reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de 5 milliards de francs guinéens, ainsi que la confiscation de ses biens.
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